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Communication Les
sciences cognitives nous offrent une conception de la communication linguistique,
de l’élaboration de modèles mentaux ou de prototypes, des défaillances (peut-être
bénéfiques) de notre rationalité, de nos aptitudes d’apprentissage et
d’inférence et des autres processus de transmission et de fixation des
croyances. Il est certain que ces découvertes auront à terme une portée,
peut-être considérable, sur la pédagogie (qu’il s’agisse de la formation
des enfants et des jeunes gens, ou de la formation continue et du recyclage),
sur l’éducation civique (au sens le plus large), sur la communication
politique et la persuasion de masse (causes nationales, publicité), sur
l’action économique, sur les techniques de l’information (média,
informatique...). De fait, les perspectives sont vertigineuses, et par conséquent
également redoutables. Cependant,
la plus grande prudence nous semble ici de mise, non pas pour des raisons d’éthique,
mais parce que les théories dont nous disposons actuellement restent soit trop
générales pour suggérer dès à présent des applications, soit trop
arbitraires ou fragiles pour en inspirer de raisonnables. L’histoire est là
pour nous rappeler que les théories de la cognition, appliquées trop hâtivement
ou directement à la conduite des affaires et des âmes humaines, ont eu plus
d’effets placebo et d’effets pervers que d’efficacité. La
communication entre l’homme et la machine, contrairement à la communication
entre l’homme et l’homme, appelle des applications immédiates et
certainement bénéfiques. En mettant au jour certains mécanismes
à l’œuvre chez l’homme, les sciences cognitives permettent à la machine
de s’adapter à l’homme, pour la première fois dans l’histoire de manière
systématique. Dans le même temps, en inventant des machines capables de
reproduire certaines démarches humaines, les sciences cognitives permettent à
l’homme de se rapprocher de la machine. Qu’il s’agisse de machines dans
lesquelles la part informationnelle l’emporte toujours plus sur la part
motrice ne fait que favoriser cette symbiose. Ce
domaine, appelé parfois ergonomie cognitive, touche à la plupart des branches
des sciences cognitives, ainsi qu’aux domaines d’application énumérés à
l’instant. Aussi est-il malaisé d’en dégager les spécificités. Au-delà
des généralités anthropologiques et sociologiques qui n’ont pas leur place
ici, il existe une réflexion approfondie et des études empiriques détaillées
sur tous les aspects de l’interaction entre l’homme et les machines, surtout
celles qui comportent un contrôle informatique. Ces travaux portent sur les
modes de représentation concrète de l’information fournie par la machine (le
Macintosh en fournit un bel exemple), sur le ou les langages employés dans la
communication, sur la cadence du dialogue et les contraintes que la machine doit
respecter pour épouser le rythme naturel de l’opérateur humain, sur la
constitution d’un modèle de la machine par l’homme (réunissant les
principes généraux de fonctionnement, l’état particulier de la machine au
cours de l’opération présente, les possibilités et les causes de panne et
d’erreur), et inversement d’un modèle de l’homme par la machine.
Connaissances, inférences, décisions, actions sont ici des notions que
partagent l’homme et la machine, et sur lesquels ils doivent d’une certaine
manière se mettre d’accord, ou du moins prendre la mesure de leurs différences. Les
reseaux neuronaux (Neural Networks) Il
s’agit de constructions physiques qui decrivent tant d’un point de vue
geometrique que logique,le fonctionnement du systéme nerveux.Il existe par
consequent des « neurones » qui sont reliés ensembles dans un
reseau (network). Ces neurones peuvent exercer (tout comme les neurones du systéme
nerveux) un effet d’excitation ou d’inhbition vis-a-vis des autres neurones
auquels ils sont reliés.Les relations entre neurones ne sont pas unilaterales ;il
existe donc une interaction. Certains
de ces « neurones »
representent les recepteurs physiologiques des stimulis alors que d’autres
(output neurons) sont chargés de sauvegarder la valeur qui est generée après
l’interaction induite par la stimulation des « recepteurs » et de
la reproduire dans un milieu externe adequat(input neurons).Un neurone N,d’un
seuil H,sera excité au temps T,uniquement si le seuil H est atteint ou bien si
plusieurs neurones excitateurs agissent
au temps T-1 , aucun neurone inhibiteur agissant sur le dit neurone ne sera
actif au temps T-1. Il
existe de nombreux programmes de reseaux neuronaux.Dans l’exemple presenté
ici,on a utilisé un programme qui emploie des algorithmes genetiques.Ces
algorithmes sont basés sur les theories Darwiniennes de la survie du plus
fort.Ils sont appliqués pour faire surgir les meilleures solutuions parmi des
millions d’autres qui sont des reponses possibles à un probléme donné. Les
reseaux neuronaux sont actuellement la forme d’intelligence artificielle la
plus employée :predictions dans les marchés des finances,la bourse,des
aides diagnostiques en médecine,classification des données,modelisations …A
l ‘aide des reseaux neuronaux on peut anticiper l’evolution d’un
comportement à l’echelle tant individuelle que collective. L’exemple
suivant illustre les capacités de prediction des reseaux neuronaux :La
ponction biopsie du foie est un geste elementaire pour l’ evaluation des
patients porteurs de l’ Hepatite virale C.Il est exigé par la Securité
Sociale avant la mise en place d’ un traitement par interferon ;les
patients porteurs d’une cirrhose sont exclus de ce traitement particulierement
couteux et d’une efficacité guére superieure de 50% a long terme (plus
d’un an).L’evaluation des specimens histopathologiques des 20 patients
porteurs de l’ Hepatite C a été
realisée par deux anatomopathologiste independants et un score repondant aux
criteres anatomopathologiques précis a été evalué pour chaque patient. Les
paramétres biologiques,le score Knodell ainsi que des données sociométriques
qui ont été supposés avoir un rapport avec la maladie(niveau de revenu
mensuel,niveau de scolarité,frequence des voyages..) et
de l’anamnése individuelle(consommation des
stupefiants,tatouages,transfusions)ont été implementés dans les reseaux
neuronaux comme input variables. Après
entrainement adéquat des reseaux,les meilleurs reseaux ont été choisis.Les
données des nouveaux patients ont été implementé en sollicitant cette fois
le score Knoddel (output variable).Celui-ci a été anticipé avec une precision
superieure a 90% jusqu’à maintenant. On
peut donc conclure qu’ on pourra peut -etre epargner aux patients un geste
diagnostic qui n’est pas sans risque (la ponction biopsie du foie). Continue .........
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